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Philopsis

La notion de croyance dans le Traité de la nature humaine

Philippe Saltel

vendredi 7 novembre 2008, par Saltel Philippe


Dans l’Appendice au Traité de la nature humaine, Hume écrit de
l’ “ opération de l’esprit qui élabore la croyance à un fait ” qu’elle est “ l’un
des plus grands mystères de la philosophie, bien que personne n’ait été jusqu’à
soupçonner qu’il y eût une difficulté quelconque à l’expliquer 1 ” – et il ajoute
qu’il y trouve, quant à lui, une grande difficulté. Dans le texte du livre I, en
revanche, le lecteur rencontre, sur le même sujet, des formules de satisfaction
philosophique plus courantes chez l’auteur, qui estime avoir donné une
“ définition conforme au sentiment et à l’expérience de chacun 2 ”, des
“ arguments convaincants 3 ” et des “ preuves concluantes 4 ”, bien qu’il juge
en ce dernier endroit que sa théorie est nouvelle et inhabituelle, de sorte que,
en vertu même de ses thèses sur le rôle de la coutume dans la croyance, elle
pourrait être mal reçue, c’est-à-dire être reçue comme proprement incroyable.
Interrogeons-nous sur cette théorie de la croyance en suivant son élaboration
dans quelques chapitres de la troisième partie du livre I, et cherchons à en
déterminer les difficultés, à partir du texte de l’Appendice. “ Difficulté à
expliquer ”, dit-il : assez naïvement, nous supposerons que cette difficulté peut
provenir d’une complexité ou d’une obscurité de l’objet, la croyance ; qu’elle
peut dériver des moyens à disposition pour expliquer, autrement dit du
langage, dont Hume se dit souvent insatisfait. Nous y ajouterons une autre
éventualité, propre à une notion qui se trouve ici importée en théorie de la
connaissance et que l’on sait plus importante dans d’autres sphères (théorie de
la religion ou esthétique, par exemple). En bref, qu’y a-t-il de difficile avec la
croyance ? L’expliquer ? La définir ? En soutenir la diversité ?

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| Philopsis éditions numériques | ISSN 1954-3689 |

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