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Philopsis

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L’analyse philosophique du mental chez Wittgenstein

Chiara Pastorini

dimanche 3 juin 2007, par Pastorini Chiara

Le but, dans ce travail, est d’analyser la question du mental et la critique du psychologisme chez Ludwig Wittgenstein. En particulier je tâcherai de mettre en évidence que chez Wittgenstein il est question d’une philosophie davantage que d’une psychologie du mental. En outre, je montrerai que le philosophe suggère une image générale de l’analyse philosophique comme description.
Comme le philosophe italien Massimo De Carolis le rappelle, la critique du psychologisme c’est-à-dire la critique du nivellement du sens des expressions linguistiques sur la représentation (ou, au sens plus général, sur l’activité psychique) a ses racines dans la pensée de Gottlob Frege et Edmund Husserl, et représente donc un point commun à la tradition de la philosophie analytique et à la tradition phénoménologique.
En ce qui concerne les réflexions wittgensteiniennes sur le mental, il faut rappeler que les interprétations traditionnelles s’accordent sur la lecture de la pensée wittgensteinienne en tant que travail de démystification et de « démentalisation » de la psychologie. En tenant compte de l’arrière plan d’une conception non essentialiste je considérerai ici en particulier deux pivots théoriques de l’analyse philosophique wittgensteinienne : la critique de l’internalisme (laquelle résulte de la négation de l’autonomie épistémique du principe d’introspection), et la fonction du langage en tant qu’élément de trait d’union entre l’extériorité et l’intériorité (et, par conséquence, constitutif de l’individu en tant que sujet d’expression).


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| Philopsis éditions numériques | ISSN 1954-3689 |

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