Le débat est ouvert entre les historiens d’Erasme sur la question de savoir si celui que l’on a appelé le « prince des humanistes » et dont nul ne conteste l’immensité du savoir, l’excellence du latin, l’influence considérable dans le domaine de la pédagogie, de l’éthique, de la théologie, et d’une manière générale le rôle historique dans le débat sur la spécificité ou le transfert des cultures, était également un penseur politique. Mieux encore : si Erasme a exercé, par ses paroles, sa plume, son action, une influence quelconque dans ou sur l’histoire politique et/ou religieuse de son temps.

https://www.persee.fr/doc/mefr_0223-5110_1987_num_99_1_2910