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En 1951, la conférence de Maurice Merleau-Ponty intitulée « L’homme et l’adversité » aborde la difficile question de la recherche d’une définition de l’homme qui pourrait dépasser les dualismes que la pensée occidentale a traditionnellement mis en œuvre au cours de son histoire bimillénaire[2]. La notion d’« adversité » y est convoquée pour souligner avec […]

C’est Leibniz lui-même qui a parlé de « labyrinthes à erreurs » à propos de deux problèmes philosophiques centraux : celui du continu et celui de la liberté. Du premier, on peut dire en suivant Vuillemin que, depuis la formulation des paradoxes de Zénon, il a dominé l’histoire de la philosophie théorique ; du second, qu’à travers une autre […]

Le chapitre sur la liberté de conscience, d’environ six pages, est court. Il est court et énigmatique en ce que, s’il développe longuement l’histoire de l’empereur Julien, il n’aborde le thème de la liberté de conscience que dans un court paragraphe final. L’histoire, l’histoire méditée, occupe une place majeure ; la réflexion théorique est repoussée à […]

Pourquoi cette question aujourd’hui ? Parce que l’inflation contemporaine de la notion de discours pervertit le sens et l’essence de la parole. Et d’où le prenez-vous ? Tout ce qui dans le langage n’est pas le système même de la langue, mais sa mise en fonctionnement dans une parole actuelle, constitue justement le discours. Tous les […]

Exposé de Francis Wolff dans le cadre des Lundis de la Philosophie 2017-2018, pour la première séance de l’année universitaire. Un agent est libre s’il peut être tenu pour cause de certains événements qui, par là même, ne sont plus des événements mais des actions, les siennes. Corrélativement ces actions sont libres si, au contraire des événements […]

Résumé Le but de l’auteur est de repérer les transformations qui s’opèrent dans la conscience humaine entre l’époque grecque « originaire » et l’époque moderne. De l’avis de l’auteur, ces transformations de la conscience s’expriment par excellence dans le rapport de l’homme au langage. À l’époque grecque «originaire », pensée, langage et être sont encore […]

Introduction: le problème du lien de la raison et de la volonté Dans Platonisme et pensée contemporaine, V.Goldschmidt montrait comment la lecture croisée de deux des plus célèbres critiques contemporaines du platonisme, celle de Nietzsche et celle de Heidegger, révélait, malgré leur « antiplatonisme » commun, deux interprétations radicalement opposées de la même philosophie de Platon. Or, […]

Les auteurs, Michel Legrand et Jacques Schotte, se proposent d’introduire à la lecture de « La relation de l’homme occidental au langage » du philosophe et linguiste allemand Johannes Lohmann. A cette fin, ils évoquent la position qu’a prise Lohmann vis-à-vis de la science du langage, et la conception du langage qu’il a promue. Ils terminent en […]

Le langage semble être l’objet privilégié de la philosophie déployée par J. L. Austin. Connu pour être l’inventeur du concept de « performatif » et avoir pratiqué une « philosophie du langage ordinaire », il semble logique de voir avant tout en lui un philosophe du langage. Pourtant, l’analyse du langage n’était pas une fin en soi pour Austin : rappelons, à titre de premiers indices, qu’il occupait à l’Université d’Oxford une chaire de philosophie morale et qu’il a toujours déclaré vouloir bâtir, en analysant l’efficacité du langage, une « théorie générale de l’action ». C’est un préalable si l’on veut bien comprendre les analyses qu’il offre du langage dans son œuvre. En réalité, pour lui, comme pour nombre de ses contemporains, la philosophie du langage joue le rôle de philosophie première, en tant qu’elle permet de repérer ce que l’on peut dire à propos de ce qui est et, dès lors, de déterminer ce que l’on peut penser.