L’âme et le corps: Antoine Arnauld et la question de la distinction réelle

Si l’on demandait à Antoine Arnauld de donner une analyse gram­maticale de la formule « l’âme et le corps », il en proposerait sans nul doute une explication dans les termes de sa Grammaire générale et rai­ sonnée : dans la division générale des parties du discours, la conjonc­tion doit être mise avec les mots […]

Arnauld: de l’occamisme au cartésianisme

La lecture des Meditationes de prima philosophia est une partie de plaisir — c’est Arnauld qui le dit. L’étonnante captatio benevolentiae qui ouvre les Objectiones Quartae* se présente comme une confession, mais une confession sans repentir, celle du péché de curiosité. Arnauld avoue sa concupiscence, « respulcherrimas noscendi cupiditas » (AT Vil, 196,22). Plus, il […]

Les termes singuliers dans la Logique de Port-Royal

Les termes singuliers se divisent en deux catégories, celle des noms propres (Np dans la suite), et celle des descriptions définies ; je laisserai en effet ici de côté les pronoms démonstratifs et autres déictiques sur lesquels je me suis expliqué dans mon livre de 1985, L ’Analyse du lan­ gage à Port-Royal. Les deux […]

L’usage de la logique selon Arnauld

On peut être étonné qu’Antoine Arnauld ait entrepris, en collabo­ ration avec Pierre Nicole, la rédaction d’une Logique explicitement pla­cée sous le patronage de deux auteurs, Descartes et Pascal, qui tous deux formulèrent une méthode distincte de la logique, tout en critiquant sévè­rement la logique traditionnelle. C’est sur ce paradoxe que je voudrais réfléchir. Pourquoi […]

Arnauld et la fausseté des idées. De la Troisième méditation aux Quatrièmes objections

https://www.cairn.info/revue-archives-de-philosophie-2015-1-page-49.htm

Puissance, temps, éternité: les objections d’Arnauld à Descartes

https://dlib.bc.edu/islandora/object/bc-ir:100745/datastream/PDF/view

La morale dans le Discours sur l’ensemble du positivisme

« Le positivisme se compose essentiellement d’une philosophie et
d’une politique, qui sont nécessairement inséparables, comme constituant
l’une la base, l’autre le but d’un même système universel, où l’intelligence et la sociabilité se trouvent intimement combinées ».

Cette déclaration, qui ouvre le Discours sur l’ensemble du positivisme,
pose problème parce qu’elle omet d’évoquer la morale, laquelle, on l’apprend
dès les premières lignes de la première partie, doit prendre place entre la philosophie et la politique. Mais c’est justement par cet oubli que l’affirmation d’ouverture est symptomatique de ce qui se joue dans le Discours : la morale, qui n’est pas encore la septième science de l’encyclopédie, comme ce sera le cas à partir du second tome du Système de politique positive, va venir s’insérer de manière encore assez obscure et indéfinie, entre la philosophie et la politique, et envahir le Discours qu’elle organisera de manière sourde, dans son ensemble et dans son détail. Ainsi le Discours n’est pas seulement le lieu d’émergence de la religion positive – qui apparaît dans la conclusion. Il correspond
à ce moment de la carrière de Comte où la réflexion morale, dans un
sens qu’il nous incombera de définir, prend le pas sur toute autre perspective.

La logique ou l’art de penser

Explication du texte d’Arnauld et Niclole, Quatrième partie, Ch. I « L’utlité que l’on peut tirer des ces spéculations…. fin. »

« Texte traversé par un certain nombre de paradoxes : d’abord la démonstration y est considérée comme ce qui atteste de la faiblesse de la raison, là où habituellement on en fait une preuve de sa puissance. Elle renvoie l’homme à ses limites quand elle sert au contraire, chez Descartes par exemple, à lui ouvrir un champ illimité du savoir. Elle ruine ses prétentions à une connaissance absolue en toute chose alors qu’elle fournit des raisons d’être certain ».