L’univers de Lucrèce (la summarum summa) est fragile. Hormis les agrégats divins dans les inter-mondes, tout y est mortel : l’âme humaine, le corps, le monde et les étoiles. Le sage cherche cependant une stabilité qu’il ne peut fonder sur un Principe unique, Bien, Premier moteur ou Providence de Zeus : il cherche donc des fondations pour que le bonheur soit possible au sein des moenia mundi, des « murailles du monde ». Comment comprendre cette image et plus généralement la place de l’architecture dans le De natura rerum ? sur quoi repose l’ataraxie du sage ?

https://journals.openedition.org/cpuc/497