Cette contribution retrace les idéaux de la justice pénale internationale comme étant des idéaux politiques libéraux issus de la philosophie de la paix par le droit et de l’utilitarisme. Elle montre comment leur mise en œuvre les confronte, d’une part à la politique comprise comme rapport de puissances, d’autre part à la réactivation d’une critique de l’universalisme humaniste. Sont enfin examinées les justifications des commissions de vérité, aujourd’hui présentées tantôt comme des palliatifs à l’absence de justice pénale, tantôt comme des dispositifs complémentaires de celle-ci . La promotion sans précédent de ces commissions est peut-être, bien plus que l’intrication du droit et de la politique, ce qui fait obstacle à la justice pénale internationale.

https://www.cairn.info/revue-tiers-monde-2011-1-page-47.htm