Louis Marin (1931-1992) s’est peu à peu spécialisé dans l’étude du 17°s en France : autour de la représentation. Autrement dit, ses travaux vont dans le sens de la description faite par Foucault dans Les mots et les choses, de la représentation comme épistémé du 17°s. Simplement, lui il s’y est attardé, s’y est voué..au lieu de courir l’histoire !

Il y a une sorte de réseau installé entre le pouvoir royal tendant à l’absolutisme et la représentation.

Cela nous met dans l’espace extérieur; autrement dit on n’entend pas là par « représentation » comme c’est le cas dans la philosophie allemande (Kant, Schophenhauer) ce qui est dans notre esprit, comme trace mémorielle ou image, de quelque chose qui a été senti ou perçu, ressenti à titre d’émotion, de passion, de sentiment, ou même de conception. Pour Kant le « je pense » ou « je juge » est l’opération d’une liaison entre des « représentations ». Penser, c’est unir des représentations dans une conscience. (Prol, §22) représentation est là quasiment synonyme de contenu mental.

Nous allons ici parler des représentations dans le monde : dans des récits ou des portraits, dans des représentations théâtrales, et….

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