Entrées par Dégremont Roselyne

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Comment bien user de ses représentations ? Une leçon stoïcenne

A. Si nous prenons le mot « représentation » dans notre langue (et tel que le dictionnaire Littré en fixe les sens), la représentation désigne une action : celle de mettre devant les yeux, en quelque sorte un second exemplaire à la place d’un premier – supposé s’être « présenté », et qui devient en quelque sorte dès lors absent […]

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La représentation picturale. Ce qu’en dit Louis Marin

Louis Marin : Etudes sémiologiques, Ecritures, peintures. Klincksieck, 1971 . ES La critique du discours. ed de minuit, 1975. CD. Détruire la peinture, 1977, champs Flammarion. DP Le portrait du roi, éd de Minuit, 1981. PR Opacité de la peinture, 1989 ; réed Ed de l’école des hautes études. OP De la représentation, 1994. R Politiques de […]

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La représentation décrite comme « épistémè » du XVIIe siècle

« Je me représente la chose par l’idée : tels sont les trois pôles de la notion de représentation dans son effectuation : moi comme res cogitans ou sujet de la représentation ; le procès de représentation, relation spéculaire avec la chose, l’idée dans laquelle la chose est présente à la pensée. » Louis Marin, DP, p. 28. Voilà le […]

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Schopenhauer : « Le monde est ma représentation »

Préambule. L’idéalisme contre le réalisme. Dans De la quadruple racine du principe de Raison suffisante, ou PRS, de 1813, au §19, Schopenhauer situe les courants de pensée que sont l’idéalisme et le réalisme en fonction de Kant et de Leibniz pour l’essentiel. REALISME. Nous pourrions distinguer les objets réels et les représentations que nous en […]

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Représentation et pouvoir d’après Louis Marin

Louis Marin (1931-1992) s’est peu à peu spécialisé dans l’étude du 17°s en France : autour de la représentation. Autrement dit, ses travaux vont dans le sens de la description faite par Foucault dans Les mots et les choses, de la représentation comme épistémé du 17°s. Simplement, lui il s’y est attardé, s’y est voué..au […]

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Etude des Trois Dialogues entre Hylas et Philonous

Berkeley avait conçu comme texte philosophique majeur les Principes de la connaissance humaine, parus en 1710. Du titre, le lecteur pouvait espérer un certain contenu, à savoir que lui soit montré non seulement d’où part la connaissance humaine, mais aussi ce qui la rend possible et comment elle se construit et devient légitime. Or, quand il repose le livre, le lecteur peut être assez perplexe sur cette question. En effet, il peut avoir le sentiment que si l’auteur consacre tous ses efforts à lutter contre ce qui à ses yeux serait un obstacle majeur à la connaissance humaine, (tout spécialement la supposition d’une matière inconnue, de qualités premières support de qualités secondes, l’explication mécaniste des phénomènes, etc.), par ailleurs il ne s’inquiète guère de démontrer positivement que, sur la base qu’il propose, à savoir les sensations, une connaissance s’élabore, ni selon quelles voies. Berkeley nous assure que le point de départ est bel et bon : percevoir un objet c’est être sûr qu’il existe ; qu’il n’y a rien d’inconnu ou d’autre à chercher hors des sensa-tions que nous en avons et que notre connaissance peut s’y appuyer.

Mais un embarras subsiste : car, après tout, peut-on dire qu’une sensation « sait », est dans le vrai déjà ; ou faut-il reconnaître, selon la formule célèbre proposée dans la Siris, qu’« à strictement parler le sens ne connaît rien » et que le sa-voir suppose des médiations ?