La pratique de la cure psychanalytique confronte celui qui l’approche à l’existence du sujet désirant; ce sujet, que l’on peut dire sujet de l’inconscient ne trouve de place dans aucune psychologie de même qu’il semble exclu de toute logique des énoncés. Aussi le psychanalyste, engagé dans son expérience, doit-il nécessairement considérer – comme J. Lacan l’a souligné – les références fondamentales de ce sujet que sont, et l’altérité, et le signifiant, dans leurs rapports avec la réalité de la différence sexuelle et le mythe de l’objet perdu. En même temps que l’inconscient et que la fonction centrale du manque, se dévoilent ainsi les impasses du savoir et l’ordre du fantasme.

Compter avec la psychanalyse est une nécessité devant laquelle l’esquive est de règle: pour tenter cependant d’entrer dans cette histoire très présente, il suffira sans doute de rappeler que, sur la connaissance du sujet qui désire et qui dit, le conte n’est jamais clos.

Note de philopsis : le lecteur trouvera ici le compte-rendu du séminaire tenu par Serge Leclaire à l’ENS pendant l’année universitaire 1965-1966.

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