Parmi le contributions de cet ouvrage collectif, je recommande particulièrement la dernière, rédigée par Marie-Laure Colonna, intitulée « Archétype, image archétypique : la colère d’Ishtar ». En voici l’argument:

Jung, au contraire de Freud, voit dans la spiritualité une authentique structure de l’humain, susceptible des plus belles réalisations comme des plus sombres pathologies. Cette structure est composée de foyers énergétiques qu’il nomme les archétypes. C’est l’ensemble des archétypes qui façonne le champ des pulsions et leur donne sens et orientation, notamment à partir de certaines représentations chargées d’une forte émotion, voire d’un sentiment de sacré. Les images archétypiques nous parviennent classiquement par les mythes et les traditions culturelles et religieuses propres à chaque culture. Pensons, par exemple, au Panthéon grec gouverné par Zeus et à ses douze grands dieux qui régissent chacun une facette de la psyché, de l’amour à la mort en passant par la ruse stratégique et le combat. Ces images archétypiques apparaissent également dans l’expérience individuelle, notamment dans les rêves. Le songe d’un écrivain en panne d’inspiration, intitulé « la colère d’Ishtar » me servira d’appui pour illustrer le jeu des archétypes en nous, source de fatalité ou d’éveil.

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