Création artistique et approche phénoménologique de la temporalité dans l’œuvre de Maldiney

C’est auprès des fondateurs de la phénoménologie que la pensée de Maldiney s’est constituée. Nous voudrions rappeler en premier lieu que la découverte majeure de la phénoménologie est la corrélation : l’être est toujours corrélatif de la conscience ou du sujet, le sujet est indissociable du monde et le monde est toujours la visée d’un sujet […]

« Au-delà de l’être » et « en deçà fondamental » : la transcendance de l’archè dans son rapport à l’ontologie chez Plotin et Maldiney

Nous ne trouverons aucun rapport, de Plotin à Henri Maldiney, d’influence cachée, comme celle qui lie par exemple Heidegger à Kierkegaard, chez qui la rareté des occurrences masque une inspiration fondamentale. On sait, comme J.L. Chrétien le mentionne dans son « Introduction aux Œuvres philosophiques », que Maldiney a suivi les cours d’Emile Bréhier sur Plotin, en Sorbonne. Or un article de Bréhier semble soulever une question qui pour […]

Vers quelle phénoménologie de l’image ? Maldiney lecteur de Husserl

La tension du rapport que l’image entretient avec le sens mis au jour par l’intentionnalité husserlienne témoigne d’une difficulté que les analyses phénoménologiques sont loin d’avoir épuisée, qui concerne le lien entre la théorie de l’imagination et la théorie de la constitution. Que de cette difficulté la question de la présence ne soit pas une […]

Henri Maldiney et l’art: une pensée intempestive. L’œuvre d’art en présence

La pensée d’Henri Maldiney pourrait sembler dépassée au titre du fil directeur qu’elle poursuit tout au long des chapitres et des pages qu’elle consacre à l’art, et qui pourrait se formuler ainsi: le rapport à l’art exige la présence de l’œuvre. Le terme de « présence », qui prend un sens décisif et exceptionnel en ce qu’il rejoint ici celui d’« existence » – Maldiney intitule un de ses livres Art et existence -, doit être précisé et approfondi. Il indique toutefois deux grands axes structurants de l’approche.
Le premier, c’est que l’œuvre est tout autre chose que l’image. Cette affirmation, posée comme une exigence par où la philosophie élabore son ancrage au regard de l’art, n’est pas sans interpeller par le net décalage qu’elle marque vis-à-vis d’un monde de l’art, le nôtre, envahi par des images de toute sortes : les images vidéo, cinématographiques et photographiques, sans compter la « reproductibilité technique » que Walter Benjamin a désignée et analysée à juste titre comme un fait majeur de l’époque – la reproductibilité technique, que ce soit dans le domaine visuel ou sonore, conduisant à substituer à l’« ici et maintenant » de l’œuvre, des images visuelles ou sonores. Même dans le domaine de la performance, a priori basée sur le vif de l’expérience, les artistes tendent à réclamer des images, des enregistrements. Et du côté des musées où l’on pourrait espérer retrouver l’œuvre, à considérer l’usage qui y est fait des appareils photos des téléphones portables, on se dit que les comportements visent finalement encore à capter des images. Maldiney, en revendiquant l’œuvre en présence, tourne le dos résolument à cette tendance dominante de l’époque.

Maldiney – La peinture et le rythme

http://www.henri-maldiney.org/sites/default/files/imce/hm.peinture_et_rythme.pdf

Henri Maldiney et Gilles Deleuze. La station rythmique de l’œuvre d’art

http://www.henri-maldiney.org/sites/default/files/imce/_henri_maldiney_et_gilles_deleuze._la_station_rythmique_de_loeuvre_dart.pdf

Autour de l’aquarelle cézanienne

http://www.henri-maldiney.org/sites/default/files/imce/esthetique-cezanne_site.pdf

La genèse de l’œuvre d’art selon Henri Maldiney: l’apport de la théorie du langage de Gustave Guillaume à la phénoménologie picturale

http://www.revista-studii-uvvg.ro/images/stories/37/03.Catherine-Chauche.pdf