Bibliographie numérique sur la paix

Jérémy Bentham: « A plan for a universal and perpetual peace » https://www.laits.utexas.edu/poltheory/bentham/pil/pil.e04.html Charles-Irénée Castel de Saint Pierre: Ecrits sur la paix et l’Europe https://www.unicaen.fr/puc/sources/castel/tdmPaix.html William James: « The moral equivalent of war » https://brocku.ca/MeadProject/James/James_1911_11.html Nicole Loraux: « La guerre dans la famille » https://journals.openedition.org/clio/407 La paix. Le philosophoire – 2005/1 n° 24 https://shs.cairn.info/revue-le-philosophoire-2005-1?lang=fr

Cinq types de paix; Une histoire des plans de pacification perpétuelle (XVII—XX siècles)

Ce livre porte sur des idées, et sur les hommes dont elles ont habité les esprits. Il porte, en fait, essentiellement sur deux idées, communes à tous les auteurs qui seront évoqués dans ses pages. L’une est que la paix doit être établie entre les peuples ; l’autre, qu’elle peut l’être uniquement par une réforme radicale du système […]

In omnibus requiem quaesivi: la paix selon Pascal

Que nous tendions à la paix, nul doute pour Pascal. Mais à laquelle ? L’une, qui est le contraire de la guerre civile, ne s’obtient chez les hommes qu’en méconnaissance de la justice qui seule pourrait lui donner sa consistance positive ; l’autre, qui s’oppose à l’inquiétude et au branle de toutes choses, est le plus souvent recherchée comme simple apparence de tranquillité dans l’ignorance, l’indifférence voire l’agitation. La première, sociale et politique, peut donc être atteinte (même si le coût en est élevé, même si elle n’est au mieux qu’une caricature) ; la deuxième, existentielle et morale, ne le sera certainement pas par la voie empruntée, laquelle pourrait certes conduire au « bonheur gras de la bonne conscience » (Nietzsche) si les hommes n’étaient d’une nature contradictoire (« ils croient chercher sincèrement le repos, et ne cherchent en effet que l’agitation »), s’ils ne redoutaient d’accéder à une « paix de l’âme » qui ne serait jamais qu’ennui : ces deux versions, donc, renvoient toujours chez le philosophe à une troisième, toute spirituelle et ne pouvant être donnée que par Dieu seul, paix véritable et eurythmique, ou repos. Devons-nous, avec Pascal, nous résigner à une injuste paix civile, constater l’impossibilité d’une pacification intérieure par nos seules forces et, finalement, donner d’autres noms à la paix ?