« S’il y avait quelque raison de préférer la religion chrétienne à la religion naturelle, c’est que celle-là nous offrirait sur la nature de Dieu et de l’homme des lumières qui nous manqueraient dans celle-ci : or il n’en est rien; car le christianisme, au lieu d’éclaircir, donne lieu à une multitude infinie de ténèbres et de difficultés ». Cette remarque critique de Diderot relative à la valeur métaphysique du christianisme peut s’appliquer aussi à la filiation généralement admise de ses écrits antérieurs à la Lettre sur les aveugles (1749), dont deux seulement peuvent être datées avec précision : la traduction de l’Essai sur le mérite et la vertu (1745) et les Pensées philosophiques (1746). Deux autres textes ont également vu le jour avant 1749 sans qu’une date de composition précise puisse leur être attribuée de manière sûre…

https://www.persee.fr/doc/dhs_0070-6760_1993_num_25_1_1939