Deux dates en préambule. Freud, âgé de 17 ans, écrit à son camarade d’enfance, Emil Fluss : « II me faut lire des auteurs classiques, grecs et latins, entre autres, Œdipe-Roi de Sophocle ». Il prépare son bac dont il fait à ce même ami, quelques mois plus tard, le compte rendu : « En latin, nous avons reçu un passage de Virgile que par hasard j’avais lu pour mon plaisir, pas mal de temps auparavant, ce qui m’a induit à travailler rapidement, en n’utilisant que la moitié du temps qui m’était accordé et fait rater la note « très bien ». . . La version grecque qui portait sur un passage d’Œdipe- Roi, long de 33 vers, nous réussit mieux, « bien », le seul qui fut accordé. Là aussi, j’avais déjà lu ce passage pour moi-même et je n’en ai pas fait mystère ».
A 78 ans, dans une lettre à Arnold Zweig, il reconnaissait : « J’ai toujours été fier de l’abondante présence du grec dans ma mémoire (les chœurs de Sophocle, passages d’Homère) ».

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