Langage et inconscient chez Freud : représentations de mots et représentations de choses

La visée de cette communication est d’une extrême – et sans doute excessive – ambition. Le problème qu’elle cherche à poser – celui des relations entre langage et inconscient dans la réflexion de Freud – est d’une intense difficulté, pour des raisons qui sautent aux yeux de tout lecteur. Elles ont donné lieu à tant de commentaires et de polémiques qu’il sera à peu près inutile de les expliciter. Quant au moyen qui est choisi ici pour l’aborder – l’étude des rapports entre représentations de choses et représentations de mots – il est, à première vue, un peu moins inconfortable. Ce n’est sans doute qu’apparence : cette distinction, qui parcourt toute la réflexion de Freud, de 1891 à 1938, est entre toutes délicate. On ne s’en étonnera pas : elle ne fait à vrai dire que poser de façon localisée le problème des relations entre langage et incons- cient.

Document joint