Le sujet annoncé pour mon intervention semble limité. Il l’est en réalité fort peu. Au-delà des relations théoriques entre les trois textes cités, c’est en réalité l’ensemble des rapports entre linguistique et psychanalyse, et, par là, entre langage et inconscient qui, de proche en proche, pourrait se trouver attiré par l’aimant des trois noms.

Pour éviter de consacrer la totalité de ce qui subsiste de la Décade à s’enliser dans ces problèmes, il convient d’abord de démagnétiser autant que possible le sujet, ou tout au moins d’en limiter sévèrement le champ d’attraction. Je me contenterai donc d’évoquer les problèmes sous les trois aspects suivants :

Le silence réciproque observé par Freud sur Saussure, par Saussure sur Freud.

Une brève mise au point sur la place de la linguistique dans la réflexion de Freud et sur la place de l’inconscient dans la réflexion de Saussure.

Quelques indications sur la relation établie par Lacan entre un concept saussurien (un seul) et un concept freudien (un seul).

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