Résumé. — C’est au XIIIe siècle, et non à la «Renaissance», qu’il faut placer la naissance du monde moderne, lorsque se produisit une « révolution culturelle » dont on n’a pas encore achevé de dénombrer les conséquences : la réception de l’aristotélisme arabe (lequel est à distinguer radicalement d’Aristote) et l’influence décisive exercée par le génie de la langue arabe sur la philosophie et les sciences en Occident. C’est à ces faits et conséquences que s’attache l’auteur, et à la reconnaissance du génie de S. Thomas, qui fut la cheville ouvrière de cette naissance. Pour ce faire, il s’appuie surtout sur le De ente et essentia, et, en en développant de multiples conséquences, il montre comment, dans ce traité, se joue de manière décisive une évolution qui remonte au Logos grec et aboutit à Kant, comment s’y décèle le futur destin des sciences modernes et s’y explique l’« oubli de l’être» et comment on peut y retrouver ce dernier.

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