D’où vient l’idée de nécessité ? Est-ce une idée primitive, innée ? De fait, elle nous est familière. Nous y faisons référence dans des contextes très variés. Cette compréhension commune est peut-être le meilleur indice que nous vivons et pensons dans les cadres d’une société post-religieuse. Dans un monde religieux, le miracle est la règle. Au contraire, […]
https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/11/Lucrece-philopsis-e1605691942355.png12495Cournarie Laurenthttps://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.pngCournarie Laurent2024-08-26 14:36:162024-08-26 14:36:16Du destin sans hasard au hasard dans la nécessité
Tout le Chant Quatre est mis sous le signe des « images et simulacres », entités à partir desquelles les sensations deviennent explicables, mais aussi les rêves, et le affects. C’est donc leur théorie que nous tentons de mettre à plat et préciser ici. Partons du plus simple : Quels mots emploie Lucrèce ? Comment conçoit-il les principes des […]
https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/11/Lucrece-philopsis-e1605691942355.png12495Dégremont Roselynehttps://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.pngDégremont Roselyne2023-08-15 09:21:302025-01-13 11:44:23Images et simulacres. De rerum natura, livre IV
« Nourriture et boisson absorbées par le corps peuvent y occuper certaines parties. Ainsi se comble aisément le désir d’eau et de pain. Mais d’un beau visage et d’un teint frais, rien ne pénètre pour réjouir le corps, hormis des simulacres ténus, espoirs souvent emportés par le vent, pauvrets ! Cette page de Lucrèce reste au fond […]
https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/11/Lucrece-philopsis-e1605691942355.png12495Dégremont Roselynehttps://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.pngDégremont Roselyne2023-08-04 08:32:452025-01-13 11:44:42Les joies de Vénus. De rerum natura, IV, 1091-1141
L’univers de Lucrèce (la summarum summa) est fragile. Hormis les agrégats divins dans les inter-mondes, tout y est mortel : l’âme humaine, le corps, le monde et les étoiles. Le sage cherche cependant une stabilité qu’il ne peut fonder sur un Principe unique, Bien, Premier moteur ou Providence de Zeus : il cherche donc des fondations pour que le […]
https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/11/Lucrece-philopsis-e1605691942355.png12495Laurent Jérômehttps://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.pngLaurent Jérôme2021-07-29 11:08:272025-01-13 11:43:45L’exigence de fondations dans la pensée de Lucrèce
L’épicurisme est une doctrine à part dans l’Antiquité. Jamais doctrine n’aura été comme celle-ci dominée par un seul homme : Epicure. Mais jamais aussi un disciple n’aura consacré plus de dévouement envers ce maître que Lucrèce. Un seul maître, un disciple pour toujours qui n’a rien à ajouter au « héros de la connaissance ». Et l’histoire veut que ce soit principalement par son disciple que la doctrine du maître (dont les œuvres très nombreuses ont été perdues et notamment un immense Peri phuseôs) nous soit connue. Aussi le De rerum natura est une œuvre unique en son genre. Bien entendu, Lucrèce appartient à cette lignée de penseurs, longtemps maudits, qu’on appelle matérialistes. Toute l’histoire de la philosophie serait un vaste champ de bataille où s’opposent de haute lutte l’idéalisme issu de Platon et la « ligne de Démocrite » comme disait Lénine : l’esprit contre la matière, la providence contre le hasard, le finalisme contre le mécanisme (cf. IV, 824-1057), l’atomisme contre la forme substantielle.
https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/11/Lucrece-philopsis-e1605691942355.png12495Cournarie Laurenthttps://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.pngCournarie Laurent2018-12-18 18:34:582025-01-13 11:45:47De rerum natura. Commentaire du chant IV
L’épicurisme a dans l’histoire de la philosophie une situation singulière, qu’on peut caractériser comme un double retour. Retour d’abord à ce qui selon Aristote fut l’un des gestes philosophiques marquants de Socrate : ramener la philosophie du ciel sur la terre, c’est-à-dire chercher la solution des questions morales, plutôt que l’explication théorique des phénomènes naturels. La morale socratique paraît avoir été un eudémonisme, empreint même d’un certain hédonisme. Épicure quant à lui donne pour objet essentiel à la sagesse philosophique la réalisation d’une vie heureuse, dont le critère et le moyen sont le plaisir. Il y a chez lui comme une primauté du point de vue pratique, en ce sens que le bonheur, défini comme paix de l’âme, est ce qui donne leur raison d’être à toutes les parties de la philosophie, y compris la physique et la théorie de la connaissance. On peut bien voir là un retour par rapport à ce qui avait été le dernier mot en la matière des deux plus illustres disciples de Socrate : Platon et Aristote. Ni l’un ni l’autre assurément n’ont négligé le perfectionnement moral des individus ni la réforme politique de la cité. Ils s’y sont employés en actes et pas seulement en discours. Mais ils avaient situé le souverain bien, et Aristote plus encore que Platon, dans l’activité de connaissance, et plus précisément dans la connaissance du plus haut intelligible : Dieu en tant que bien absolu, souverain bien. Aussi Aristote subordonnait-il les vertus morales, nécessaires à l’action, à cette fin en soi que peut seule être la contemplation de la vérité. L’épicurisme inverse cette subordination. Cette inversion ne signifie cependant pas une renonciation à la spéculation théorique, dans la mesure où une certaine théorie apparaît nécessaire à la paix de l’âme.
https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/11/Lucrece-philopsis-e1605691942355.png12495Kany-Turpin Joséhttps://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.pngKany-Turpin José2018-09-22 16:25:402021-10-22 09:47:39Notre passé antérieur prophétisé? Lucrèce, De rerum natura, V, 925-1457
https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/11/Lucrece-philopsis-e1605691942355.png12495Kany-Turpin Joséhttps://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.pngKany-Turpin José2018-09-22 13:13:172021-10-22 09:48:19Raisonnement et poésie dans le chant I de Lucrèce, vers 1-950
Lucrèce naît quelques 240 ans après Epicure, quelque 360 ans après Démocrite. De Lucrèce, l’on ne sait vraiment pas grand chose, sauf qu’il a vécu une quarantaine d’années dans la première moitié du premier siècle avant Jésus-Christ. On ne sait ni sa date de naissance (autour de 98-94), ni celle de sa mort (autour de 55-52), ni la durée précise de sa vie (40-44 ans), ni sa classe et son statut social (on a fait beaucoup d’hypothèses à la fois à partir de son nom, à partir de son surnom [cognomen] Carus, à partir du dédicataire de son poème, Memmius ou plus encore en raison des positions politico-sociales de l’épicurisme). On ne sait quand il écrivit son poème (en février 54, Cicéron dit à son frère Quintus avoir lu les « poemata » de Lucrèce, mais cela désigne-t-il le De rerum natura ?) On ne sait comment et à la suite de quoi il est mort. La thèse de son suicide et celle de sa folie vient du seul saint Jérôme (dans sa Chronique) que cette thèse arrange trop pour qu’on l’accepte les yeux fermés… Le suicide d’un négateur de la Providence est une aubaine suspecte. La thèse de la folie de Lucrèce ne peut vraiment invoquer le « docti furor Lucreti » de Stace, furor pouvant signifier seulement l’enthousiasme de Lucrèce dans son poème. Curieusement, les apologistes Lactance et Arnobe ne disent mot de sa folie et de son suicide, alors qu’ils tirent à boulets rouges sur l’égarement dans lequel tombe l’épicurisme. Certains ont cru pouvoir trouver des indices du déséquilibre mental de Lucrèce dans le désordre rédactionnel régnant dans son poème (mais il n’en comporte aucun qui soit évident et majeur…) et dans l’atmosphère de certaines pages qui manifestent une anxiété, un pessimisme et quelque goût macabre : voir les pages critiques de l’amour-passion à la fin du livre IV, le pessimisme antifinaliste dans le chant V (la nature est une marâtre) et la description de la grande peste d’Athènes sur laquelle s’achève ou s’interrompt le poème.
https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/11/Lucrece-philopsis-e1605691942355.png12495Chenet François-Xavierhttps://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.pngChenet François-Xavier2018-09-03 18:42:082025-01-13 11:44:06Lucrèce. De natura rerum. Synopsis
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.