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Le temps a t-il une réalité ?

3 juin 2018/par Nodé-Langlois Michel

La question peut paraître absurde tant nous avons d’expressions pour signifier le temps, explicitement : longtemps, en même temps que…, au temps de…, ou implicitement : hier, aujourd’hui, demain, etc. Quand nous les utilisons, nous avons tout sauf l’impression de parler pour ne rien dire, et nous savons que ce n’est pas le cas lorsque par exemple nous fixons un rendez-vous.
Nous avons donc certainement une pensée du temps. Or la question ne porte pas sur l’existence de cette pensée, mais sur la réalité de son objet. Car nous admettons aussi que tout ce que nous pensons n’existe pas réellement pour autant. Nous pourrions par exemple demander : le rêve a-t-il une réalité ? et nous répondrions sans peine que le rêve existe comme état d’un certain sujet, mais que ce qu’il rêve n’a aucune réalité distincte de la sienne. Le contenu du rêve n’existe pas comme réalité, mais seulement comme image d’une réalité.
On peut donc se demander s’il n’en va pas du temps comme du rêve, car le cas du temps apparaît en fait plus problématique que celui du rêve.

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https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2021/02/Le-Temps-p1030243-1-e1612542827729.jpg 1920 1433 Nodé-Langlois Michel https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.png Nodé-Langlois Michel2018-06-03 16:39:442021-02-05 16:34:27Le temps a t-il une réalité ?

L’art aux limites de la morale

30 mai 2018/par Cournarie Laurent

Le rapport entre art et morale pose le problème des limites de l’art et de la morale, et ainsi des limites entre minimalisme et maximalisme éthiques. L’art a toujours été le lieu d’une résistance contre le maximalisme moral. Y a-t-il une exception « esthétique » à la morale ? L’art est-il par delà le bien et le mal ? Mais peut-être l’anti-moralisme de l’art est-il une exception dans la longue histoire de l’art, une position récente et même régionale. Notre interrogation ici ne porte pas sur l’art en tant que tel, mais sur la morale à partir de l’art. Si nous admettons que la morale n’a rien à faire dans l’art, jusqu’où sommes-nous prêts à revendiquer cette position ? On ne proposera pas de réponse définitive, mais l’art, et l’art contemporain notamment peut être un bon moyen de tester nos intuitions et nos croyances morales à leurs limites. La suite se présente donc comme une variation sur art et morale.

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https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2009/01/identite.gif 218 150 Cournarie Laurent https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.png Cournarie Laurent2018-05-30 12:16:032021-11-11 10:56:00L’art aux limites de la morale

Documents pour l’étude de la notion « la théorie » (1)

28 mai 2018/par Pascal Dupond

Pierre Duhem : La théorie physique —son objet, sa structure https://epistemologia0910.files.wordpress.com/2010/01/duhem-pierre-la-the9orie-physique-son-objet-sa-structure1.pdf Jean-Bernard Zuber et alii : Phénomènes physiques, théories et modèles http://man21.free.fr/web/cnrs02_96.pdf Thomas Boyer et Anouk Barberousse : Interpréter une théorie physique https://journals.openedition.org/methodos/3118 Anouk Barberousse: Que peut-on conclure de l’accord entre modèles et données empiriques ? Alexandre Guay : Les métaphysiques des lois de la […]

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https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/12/Pierre_Duhem-philopsis-e1607957269541.jpg 204 184 Pascal Dupond https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.png Pascal Dupond2018-05-28 10:46:232020-12-14 14:48:48Documents pour l’étude de la notion « la théorie » (1)

Henri Maldiney et Gilles Deleuze. La station rythmique de l’œuvre d’art

23 mai 2018/par Goddard Jean-Christophe

http://www.henri-maldiney.org/sites/default/files/imce/_henri_maldiney_et_gilles_deleuze._la_station_rythmique_de_loeuvre_dart.pdf

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https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/11/Henri-Maldiney-philopsis-e1605692163444.jpg 182 155 Goddard Jean-Christophe https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.png Goddard Jean-Christophe2018-05-23 12:25:322021-11-20 19:36:30Henri Maldiney et Gilles Deleuze. La station rythmique de l’œuvre d’art

Mémoire et « conscience continuée ». Une lecture de Locke sur l’identité personnelle

14 avril 2018/par Hamou Philippe

http://www.philosophicalenquiries.com/numero3Hamou.pdf

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https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/11/John-Locke-philopsis-e1606231364723.jpg 620 491 Hamou Philippe https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.png Hamou Philippe2018-04-14 10:23:492022-07-05 10:50:38Mémoire et « conscience continuée ». Une lecture de Locke sur l’identité personnelle

Feuerbach et le passage du spéculatif au spéculaire

12 avril 2018/par Giassi Laurent

« Car l’homme a créé Dieu, du moins le Dieu auquel il croit, il l’a créé et ce n’est pas Dieu qui a créé l’homme (ce sont des vérités acquises aujourd’hui) ; l’homme a créé Dieu à son image et à sa ressemblance, agrandies jusqu’à ce que l’esprit humain ne pût concevoir de dimensions. » […]

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https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/11/Ludwig-Feuerbach-philopsis-e1605691692215.jpg 313 236 Giassi Laurent https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.png Giassi Laurent2018-04-12 09:04:492023-04-07 09:17:52Feuerbach et le passage du spéculatif au spéculaire

Phénoménologie de la perception. Commentaire

25 mars 2018/par Pascal Dupond

Merleau-Ponty écrit dans un texte envoyé à Martial Guéroult au moment de sa candidature au Collège de France :
« Nous ne cessons pas de vivre dans le monde de la perception, mais nous le dépassons par la pensée critique, au point d’oublier la contribution qu’il apporte à notre idée du vrai […] »
« L’esprit qui perçoit est un esprit incarné et c’est l’enracinement de l’esprit dans son corps et dans son monde que nous avons cherché d’abord à établir, aussi bien contre les doctrines qui traitent la perception comme le simple résultat de l’action des choses extérieures sur notre corps, que contre celles qui insistent sur l’autonomie de la prise de conscience ».
La perception est, pour Merleau-Ponty, notre ouverture, notre initiation au monde et à l’être, elle est une lumière naturelle à laquelle le monde apparaît dans une sorte d’unité de l’être et du sens.
Cette unité de l’être et du sens est à la fois impérieuse, irrécusable, mais elle est aussi, dans le même temps, ouverte, présomptive, toujours en attente de sa confirmation : le monde, selon le mot de Malebranche, est un « ouvrage inachevé ». Et une vie humaine n’est peut-être rien d’autre que « l’acte même par lequel nous reprenons ce monde inachevé pour essayer de le totaliser et de le penser ».

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https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/12/merleau_ponty-philopsis-e1608719395415.jpg 374 320 Pascal Dupond https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.png Pascal Dupond2018-03-25 11:04:252022-05-25 08:18:08Phénoménologie de la perception. Commentaire

Le travail

3 novembre 2017/par Cournarie Laurent

Nous n’en avons pas fini de décliner les crises qui secouent notre monde. La crise est devenue mondiale et constante — au point d’impliquer une crise du concept de crise, puisque notre monde ne connaît jamais plus de dénouement. Notamment, nous vivons une mutation historique profonde qui remet en cause l’ordre de la société moderne parce qu’elle l’affecte dans un de ses « nœuds essentiels » (Bidet, Texier, La crise du travail, p. 5) : une crise du travail.
Il est sans doute paradoxal d’entamer notre réflexion sur le travail par une analyse de sa crise. Mais la crise ici déploie son potentiel critique (krisis/krinein) : c’est en quelque sorte par défaut, que la centralité du travail est alors révélée. La crise du travail juge la centralité du travail. En effet, la crise du travail c’est d’abord et avant tout le mal endémique du chômage dont souffrent toutes les sociétés industrialisées. Autrement dit la centralité sociale du chômage révèle la centralité du travail dans la société moderne. De ce point de vue, le travail constitue le critère de toute société moderne : une société où le travail n’est pas le fondement du lien social (qui est autre chose que la simple activité sociale du travail) n’est pas une société moderne. C’est donc au moment où le travail devient une denrée rare que sa fonction de lien social quasi-universel est pleinement manifestée. Or les effets de cette crise du travail (de la centralité du travail) sont multiples…

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https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2021/01/Les-temps-modernes-philopsis-e1610707936941.jpg 590 534 Cournarie Laurent https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.png Cournarie Laurent2017-11-03 09:20:112023-03-31 10:01:40Le travail

La notion d’interprétation à l’épreuve de la pratique instrumentale

23 octobre 2017/par Sève Bernard

Rares sont les notions aussi protéiformes ou équivoques que celle d’interprétation. Cette notion concerne aussi bien les fausses sciences (astrologie, divination, numérologie, etc.) que les savoirs relevant de ce que Carlo Ginzburg appelle le « paradigme indiciaire » (psychanalyse, enquêtes policières, authentifications en matière d’œuvres d’art, etc.). Elle concerne les sciences philologiques, juridiques, historiques ou sociales, l’exégèse religieuse, et, bien sûr, le vaste champ, lui-même très diversifié et même conflictuel, de l’herméneutique. Elle est centrale pour l’ensemble des arts de performance (le théâtre, la rhétorique entendue comme l’art des discours proférés en public, la danse, la musique, le mime, les arts de jonglerie, etc.). Elle est enfin, elle est d’abord, une catégorie de la théorisation spontanée de l’expérience quotidienne : on interprète une mimique, un silence, une attitude, une phrase, et on interprète l’interprétation que l’autre fait (ou que l’on suppose que l’autre fait) de nos propres mimiques, silences, attitudes et phrases. Cette interprétation spontanée et sauvage précède toute interprétation réfléchie et savante, et plus encore toute théorie de l’interprétation. L’homme est un animal qui interprète, qui ne peut pas s’empêcher d’interpréter, comme Nietzsche l’a bien vu.

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https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/12/violoniste-fenêtre-Matisse-philopsis-scaled-e1607277356803.jpg 1176 924 Sève Bernard https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.png Sève Bernard2017-10-23 12:09:182020-12-06 17:56:45La notion d’interprétation à l’épreuve de la pratique instrumentale

Le paradigme de l’interprétation chez Schleiermacher et Dilthey

27 septembre 2017/par Giassi Laurent

Par commodité et souvent par hésitation face au massif touffu de certains textes de Dilthey on réduit souvent la contribution épistémologique de ce dernier à deux acquis, bien fragiles d’ailleurs. Le premier aurait été l’invention malheureuse du terme « Geisteswissenschaft » pour définir un domaine du savoir distinct de la métaphysique et des sciences de la nature, les futures sciences humaines et sociales. Le second aurait été, du point de vue gnoséologique, la distinction tranchée entre comprendre (Verstehen) et expliquer (Erklären) : on expliquerait des phénomènes en découvrant leurs déterminations causales ou en les subsumant sous des lois. Si la physique est la langue des sciences de la nature, la psychologie serait celle des sciences morales ou sciences de l’esprit. On comprendrait l’homme qui est avant tout sujet conscient de soi et qui agit de façon sensée, à partir des fins, des valeurs que l’analyse peut reconstituer. Dans un cas l’objet est étranger au sujet, dans le second cas le sujet étudie un autre sujet et ses œuvres. La tentative de fonder les sciences de l’esprit sur la psychologie aurait abouti au psychologisme, qui, avec l’empirisme, est chargé de tous les péchés face au rationalisme dans l’épistémologie moderne. Et c’est ainsi que Dilthey se survit dans la mémoire philosophique collective : la dualité explication/compréhension, le reproche de psychologisme résument sa contribution.

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https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/12/Dilthey-philopsis-e1607338010525.jpg 257 197 Giassi Laurent https://philopsis.fr/wp-content/uploads/2020/02/logo_philopsis3-300x107.png Giassi Laurent2017-09-27 18:00:062021-11-08 17:53:05Le paradigme de l’interprétation chez Schleiermacher et Dilthey
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