puissances-image.jpg

La dialectique, la forme de savoir la plus haute, doit selon Platon se passer d’images, moyennant quoi, il la situe au sommet d’une ligne qu’il trace et sectionne ; l’image de la Ligne est, dans la République, précédée d’une analogie entre le bien et le soleil et suivie du mythe de la Caverne. L’acharnement mis à réclamer et à rendre raison de toutes choses n’a chez Platon d’égal que la fréquence de son recours à des images, comparaisons, métaphores, allégories et mythes en tous genres. D’où la décision de certains philosophes ou historiens de la philosophie d’infliger à ses textes une sorte de purification, ne voyant là que le signe d’un génie poétique en quelque sorte supplémentaire. Dans le cas de Nietzsche, chez qui cette sorte de génie n’aurait vraiment pas été suffisamment refoulée, le tri entre le bon grain et l’ivraie est plus difficile et peut même conduire à faire douter de sa qualité de philosophe.

[Cet article a été antérieurement publié dans le Giornale critico della filosofia italiana (2005) et repris par les Editions Universitaires de Dijon dans le volume collectif Puissances de l’image (février 2007) [voir en ligne les détails sur ce volume

Toutes les publications des EUD : Edtions universitaires de Dijon ]

puissances-image.jpg

Documents joints