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Marie de la Trinité et Jacques Lacan – deux personnalités connues dans des milieux bien différents : pour l’une le domaine de la mystique et de la spiritualité, ce dont témoignent ses écrits (30 carnets d’oraison) – pour l’autre le domaine de l’investigation de l’inconscient dont il a dit « qu’il est structuré comme un […]

Il n’y a rien de moins idéaliste, au sens vulgaire du terme, qu’une philosophie, comme celle de Hegel, qui se réclame principalement de l’idéalisme absolu. Cette dénomination est trompeuse, car on voit dans ce qui est « absolu » le point culminant d’un processus qui, dans le cas présent, signifierait le triomphe ultime de l’idée sur la matière, […]

Dans ce premier paragraphe du § 47 de la CFJ I, Analytique du sublime, la comparaison de l’art et de la science, ou plus précisément du savant et du poète, est poursuivie assidûment, d’une opposition affirmée à une autre : (1) Newton n’est pas un génie, Homère si ; (2) Newton découvre peu à peu, Homère reçoit […]

Ici, la dialectique est convoquée, critiquée, déconsidérée par le recours au sorite et au paradoxe du menteur. Nous voyons bien qu’il s’agit d’une attaque qui vise le stoïcisme, puisque Chrysippe est mis sur le banc des accusés. Et donc il apparaît nettement que ce passage est une attaque sceptique (ou académique) contre la logique des […]

Je suis mon corps. Que se passe-t-il quand, à la question : « Qui suis-je ? » le sujet répond : « je suis un corps, ce corps-ci, mon corps » ? Et qu’il ne répond plus, comme avant : je suis celui qui dit « je » : ce sujet qui perçoit, agit et parle, ce sujet métaphysique, qui parle depuis son corps, avec lui, sans […]

Plotin s’était demandé si le dieu avait été prévoyant au point de doter d’avance les êtres vivants d’organes perceptifs. Maintenant (depuis le §8), il commence à réfléchir à la question qui précède logiquement celle-là : le Dieu, compris comme « nous » ou esprit, a-t-il prévu l’existence de tous ces êtres sensibles qui constituent notre monde et a-t-il veillé […]

Le quatrième argument de l’exposition métaphysique de l’espace, dans le seconde édition de la Critique de la raison pure, est ainsi formulé : L’espace est représenté comme une grandeur infinie  donnée  [souligné  par Kant].  Or on doit bien penser tout concept comme une représentation qui est contenue dans une multitude infinie de représentations possibles diverses (comme leur caractère commun), qui par suite les contient  sous elle ; mais aucun concept comme tel ne peut être […]

Ce texte est la réédition en ligne d’un livre qui a paru aux éditions Criterion en 1991 et qui est épuisé depuis un certain temps déjà. Si sa rediffusion paraît opportune, c’est d’abord parce que la plupart des introductions à Kant, de par leur vocation même, n’ont pas pour objectif premier de situer la philosophie […]

On désigne ici comme « espace esthétique » la forme subjective et pure de l’intuition du sens externe, telle que la met au jour l’exposition métaphysique de l’espace. Kant l’appelle ainsi « espace métaphysique » en l’opposant rigoureusement à l’ « espace géométrique », déjà conceptualisé et ne relevant plus comme tel de l’Esthétique transcendantale dans son moment originaire. L’espace esthétique […]