Critique de la raison pure – Dialectique transcendantale – Méthodologie transcendantale. Commentaire

Rappelons que la métaphysique ne se confond pas avec la « métaphysique spéciale » (et ses trois disciplines : psychologie, cosmologie et théologie rationnelles), mais qu’elle commence avec l’ontologie (= métaphysique générale). Dans l’acception kanto-wolffienne du terme, la métaphysique est la connaissance rationnelle a priori, comme telle. La métaphysique est la science ayant affaire aux concepts a priori des […]

Concevabilité et possibilité: Kant ou Kripke

De ce que nous pouvons concevoir qu’un F soit G, s’ensuit-il qu’il est possible qu’un F soit G ? Familière à Descartes autant qu’à Hume, cette transition facile du concevable au possible a, dans la philosophie contemporaine, été mise en question par Kripke : parce que quelques vérités nécessaires ne seraient connaissables qu’a posteriori, il […]

Heidegger et Cohen, lecteurs de Kant

Le schématisme de la raison pure: contribution au dossier Heidegger-Kant

L’alinéa 29 de Kant et le problème de la métaphysique constitue certes l’un des moments cruciaux de l’interprétation à laquelle Heidegger soumet la Critique de la raison pure. En effet, c’est dans ces pages que l’auteur tente de donner toute son ampleur à la thèse centrale de sa lecture de la Critique visant à démontrer […]

Bonheur et finitude dans la Critique de la raison pratique de Kant

« Être heureux, écrit Kant dans la Critique de la raison pratique, est nécessairement ce que désire tout être raisonnable mais fini ; c’est donc aussi un inévitable principe déterminant de sa faculté de désirer. Car être satisfait de son existence entière n’est nullement une possession originelle et une félicité qui supposerait la conscience de se suffire […]

Les impasses de la doctrine kantienne du souverain bien

I.  Le concept cardinal de toute la postulation de la raison pratique : le souverain bien Je rappellerai d’abord comment ce concept est introduit et formulé dans les deux premières critiques. A. L’introduction du concept de souverain bien dans les deux premières Critiques 1. L’introduction du concept de souverain bien dans la Critique de la raison pure (cf. […]

Kant et le bonheur

Kant a la solide réputation d’être un anti-eudémoniste forcené. Si certains y ont applaudi, tel un Max Scheler qui, dans son Formalisme en éthique de 1913, insiste sur le signalé service rendu par Kant à la cause de la morale, en la débarrassant de tout eudémonisme (d’en avoir eu à tout le moins l’intention car, […]

Kant et le questionnement de la métaphysique

La métaphysique, Heidegger entre autres, et mieux que d’autres, a su nous le montrer, est le cœur même du projet philosophique qu’elle accompagne tout au long de ses développements et de ses mutations historiques ; qu’est-elle, en effet, si ce n’est la « philosophie première » et dernière, qui obéit et se livre jusqu’au bout aux exigences […]

Science et métaphysique chez Malebranche et chez Kant

Comparer les idées de Malebranche et de Kant sur les rapports de la science et de la métaphysique ne paraît pas inutile. Un tel parallèle permet de mieux comprendre l’un et l’autre auteur, de découvrir la filiation de leurs doctrines, de dégager, enfin, de leurs systèmes opposés, des démarches analogues, laissant apercevoir l’intemporelle vérité des grandes philosophies. Les préoccupations et la recherche de Malebranche semblent souvent le conduire au bord du kantisme. Une orientation que l’on pourrait déjà nommer criticiste se découvre en mainte composante, en mainte tendance de sa réflexion. Et le mouvement ainsi commencé ne […]

La conclusion de la Critique de la raison pure

Il est bien connu que le problème fondamental de la Critique de la raison pure est celui de la possibilité de la métaphysique comme science. C’est le problème que pose la question directrice de l’ouvrage : comment des jugements synthétiques a priori sont-ils possibles? Ce qui est beaucoup moins connu et infiniment moins évident, c’est […]