Aristote: contradiction et métaphysique

Dans le livre gamma de la Métaphysique, Aristote entreprend de défendre le principe de contradiction face à ses négateurs au moyen d’une série d’arguments qui présente différentes formulations du principe de contradiction. Ce que je propose est l’étude de ces différentes formulations afin de déterminer comment Aristote conçoit la contra- diction, ἀντίφασις, dans le livre […]

Aristote, Métaphysique gamma. Commentaire

https://philosophie-pedagogie.web.ac-grenoble.fr/article/explication-de-texte-aristote-metaphysique-livre-gamma-par-karine-laborie-et-lionel-cain

Les deux souches de la métaphysique chez Aristote et Platon

La Métaphysique et, plus généralement, l’ensemble des textes aristotéliciens nous mettent en présence d’un système de quatre causes. Dans le premier chapitre du livre Δ, Aristote identifie les « causes » aux « principes » et voit dans leur caractère commun la « source » — τò πρωτον — à partir de laquelle il y a soit de l’être (ἔστιν), soit du devenir […]

La métaphysique de Théophraste

Une scholie introductive au plus ancien manuscrit de notre texte fait savoir que, dès l’Antiquité, Théophraste était connu de certains comme l’auteur d’un texte relatif à ce que l’on commençait alors à appeler la Métaphysique d’Aristote. S’il semble être ignoré à ce titre des premiers éditeurs d’Aristote, il est en tout cas connu de Nicolas de Damas, […]

Langage et métaphysique chez Heidegger et Wittgenstein

Ce qui, nonobstant tout ce qui par ailleurs les sépare, rapproche incontestablement ces deux figures clés de la philosophie du xxe siècle que sont Wittgenstein et Heidegger, c’est la critique qu’ils ont exercée chacun à leur manière à l’égard de la métaphysique et de la tradition occidentale dans son ensemble. Ce qui paraît décisif à cet […]

Prolégomènes sur la métaphysique

La pensée postmétaphysique peut désigner en philosophie un programme de refondation de la raison (Habermas) — refondation sans fondement métaphysique. Etre postmétaphysique serait la seule possibilité historique de la philosophie moderne (paradigme critique). La philosophie est ou serait encore possible mais seulement dans l’impossibilité de la métaphysique, donc comme une pensée postmétaphysique, désignant dès lors […]

Fonction et objets de « philosophie première » chez Aristote

Fonction et objets de > chez Aristote Cet article consiste en une étude des différences occurrences de l’expression «philosophie première » dans le corpus aristotélicien. Une interprétation devenue courante, soutenue en particulier par A. Mansion, veut que « philosophie première» renvoie toujours à la science théologique de Métaphysique E 1. On cherche au contraire à […]

Le concept de philosophie première dans la « Métaphysique » d’Aristote

Le concept de philosophie première dans la «Métaphysique» d’Aristote Dans cet article, l’auteur s’interroge sur le sens du concept de «philosophie première» dans la Métaphysique d’Aristote. Selon lui, un examen attentif des passages où est évoquée la nature de cette discipline (à savoir essentiellement Alpha 1-2, Gamma 1-3 et Epsilon 1), montre assez clairement que […]

La philosophie première d’Aristote

Il semblerait être de bonne méthode, si l’on veut s’enquérir de ce qu’est la métaphysique, de commencer par le premier texte qui porte ce titre, à savoir la Métaphysique d’’Aristote. Mais le résultat auquel conduira cette méthode (qui voudrait connaître la chose par son commencement) sera plutôt le renoncement à la métaphore fautive qui représente […]

Métaphysique et langage dans l’ « Essai sur l’origine des connaissances humaines » de Condillac

Si Locke avait eu « le courage ou le loisir de […] corriger les défauts » de son Essai sur l’entendement humain, l’Essai sur l’origine des connaissances humaines aurait-il vu le jour ? L’« Introduction » de l’Essai de 1746 semble imputer aux « longueurs, aux répétitions et au désordre qui règnent » dans le traité lockien son incapacité à mener à bien son projet initial : refaire de la métaphysique une science première, capable de « rendre l’esprit lumineux, précis et étendu, et, par conséquent, le préparer à l’étude de toutes les autres » , en cherchant l’origine de la connaissance dans l’expérience. En réaction contre la métaphysique de l’innéisme s’ébauche ainsi une autre métaphysique, centrée sur l’étude génétique des idées et des opérations de l’entendement humain. Pourtant, « il ne paroît pas que ce philosophe ait jamais fait son principal objet du traité qu’il a laissé sur l’entendement humain » : en reléguant négligemment l’étude « des mots » dans la troisième partie de son ouvrage, Locke ne s’est pas seulement privé de précieuses « lumières sur le principe de nos idées » ; il a, s’indigne Condillac, sabordé son objet, puisqu’il « a passé trop légèrement sur l’origine de nos idées » – l’objet même, pourtant, de l’enquête lockienne. D’où la nécessité, pour Condillac, de reprendre à nouveaux frais le projet lockien, en restituant au langage la place qui doit être la sienne dans la nouvelle métaphysique. Plus précisément : « j’ai cru qu’elle devait faire une part considérable de mon ouvrage, soit parce qu’elle peut encore être envisagée d’une manière neuve et étendue, soit parce que je suis convaincu que l’usage des signes est le principe qui développe le germe de toutes nos idées ». L’Essai sur l’origine des connaissances humaines, dès lors, ne saurait être lu exclusivement comme une série d’annotations dans les marges du traité lockien : la découverte de Condillac constitue une solution nouvelle au problème de l’origine de nos idées. La position inédite du problème du rapport entre signes et idées, entre langage et connaissance, n’annonce-t-elle pas en fin de compte la conversion de la métaphysique en une grammaire des idées ?